vendredi 26 août 2011

220 - Monsieur Chocolat

Autant vous avertir tout de suite : monsieur Chocolat déteste le chocolat.

Non, sa grande affaire à lui ce n'est pas le divin aliment couleur d'ébène mais... les femmes.
Ou pour être plus exact : ce qu'elles dissimulent sous leurs corsages. Nous parlons ici de calibres supérieurs.

Soyons clairs : monsieur Chocolat ne jure que par les appas opulents de ces dames. Les oeufs aux plat, très peu pour lui ! Monsieur Chocolat ne se pâme que pour les gorges outrancières.

Pastèques, noix de coco et citrouilles sont des fruits beaucoup plus rafraichissants pour son ogresque appétit que les sèches grenades et menus citrons.

Simples Négresses, frustes filles de ferme, frêles vierges effarouchées, redoutables mégères bretonnes ou teutonnes bourgeoises sophistiquées voilées de soie pure, monsieur Chocolat les sublime toutes, les convoite toutes avec une égale ardeur pourvu qu'elles arborent sur le buste deux solides sommets de chair.

Monsieur chocolat est profondément troublé à la simple vue d'une poitrine féminine monstrueusement développée. C'est à plus forte raison dans ces moments-là qu'il songe le moins au chocolat puisque, nous l'avons déjà dit, en temps normal il déteste le chocolat.

Obsessions mammaires mises à part, monsieur chocolat est marié depuis vingt-cinq ans à une planche à pain lui ayant donné trois vilains enfants, voit régulièrement deux maîtresses dont l'une est toute aussi dépourvue de mamelles que sa femme et l'autre comparable à une digne limande.

Au fait pourquoi se demanderont les lecteurs, monsieur "Chocolat" ?

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.