vendredi 26 août 2011

222 - Les bondieuseries de Marguerite-la-Pieuse

Marguerite est une grande autruche plate de quarante ans qui va à la messe tous les dimanches.

Vierge, superstitieuse, toujours propre sur elle, bête, vertueuse, fière, travailleuse, elle est avant tout fascinée par les crucifix, allant jusqu'à agencer ses carottes, navets et petits pains -savamment coupés- en formes de croix dans son assiette.

Autant dire en formes phalliques.

Horrifiée par le plaisir sexuel, Marguerite s'est réfugiée depuis ses premières règles dans la plus perverse des bigoteries.

Lourdes est sa passion officielle, le phallus énorme de monsieur le curé(qu'elle devine sous la soutane) son véritable objet de culte.

Elle maudit les hommes, chérit la grande croix de son église, exècre les fringants gendarmes, abhorre les femmes mariées, adore son petit dieu d'acier qui danse sur ses seins flasques et stériles au rythme de ses petits pas secs de vieille rosière haineuse.

Marguerite-la-Pieuse aimerait et détesterait tout à la fois avoir un énorme pieu de chair entre ses flancs de femelle inféconde.

En cachette Marguerite aime rayer avec sa petite croix les noms des morts du village qu'elle a connus dans le livre du souvenir entreposé à l'entrée du cimetière... D'une des quatre pointes de son crucifix elle déchire consciencieusement le papier afin de profaner les noms des défunts avec qui elle avait entretenu d'excellentes relations, jadis.

Innocente perversité de bigote rongée par le feu utérin...

Et fantasme chaque nuit sur ses pires ennemis, c'est à dire, pour être exact : le fils de monsieur le maire, le garde-champêtre, le jardinier de la châtelaine ainsi que le frère de l'instituteur, tous membrés comme des ânes à ce qu'il paraît. Du moins d'après les rumeurs du bistrot qu'elle est pourtant censée de jamais fréquenter... Le curé, joliment pourvu lui aussi fait exception puisqu'elle le déteste et l'adore en même temps. Avec lui c'est ami-ennemi, miel-piment, acide-amer et pour tout dire fleur-fumier. C'est que Marguerite est une nature bien tranchée, entre profonde sottise et hargne extrême.

Cette quarantenaire stupide collectionne avec frénésie tout ce que Lourdes et le monde peuvent produire de hideux.
Chez elle ça pue le formol, la mort et la naphtaline. Dans sa bibliothèque, des livres pleins d'affligeantes niaiseries avec des illustrations d'un total mauvais goût côtoient les oeuvres les plus révoltantes de Sade. On y trouve également d'effarantes inepties écrites par des inconnus édités chez "La Pensée Universelle". Sous ce monceau d'hérésies livresques s'accumulent des boites remplies de répugnantes bondieuseries faites de plastique et de toc.
Marguerite dort la porte fermée à double tour.

Dans son antre bien clos dédié à l'honnêteté, on peut y croiser le fils de monsieur le maire mais aussi le jardinier de madame la châtelaine. A bien y regarder on y reconnaît également le frère de l'instituteur et le garde-champêtre... Quatre ennemis bien alignés sous le lit !

Sous forme de poupées rageusement confectionnées par ses soins.

Semblables à ces Vierges en plastique venues de Lourdes pour trôner sur des postes de télévision ou hanter les salons indigents.

A ce détail près que ces petits messieurs de bois et de chiffons sont d'outrancières effigies sexuelles.

Et sous son oreiller, le plus haut-placé de ses cinq chères, furieuses, authentiques obsessions-détestations...

Monsieur le curé !
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221 - De la star à la tare

C'est une femme superbe.

Une star.

Elle brille du fond de ses yeux jusqu'à la surface de ses dents.

Sous le soleil de la gloire, son regard sophistiqué fait rêver le monde entier. Son front mat, sa peau parfaite, sa chevelure rayonnante et ses lèvres comme des sculptures de marbre rose inspirent admiration, respect, dévotion.

Et avivent toutes les flammes du coeur humain, de la plus modeste à la plus rare.

Mais une fois les feux d'artifice éteints et le fard ôté, le papillon perd ses ailes : le front nu laisse apparaître de tristes sillons, la peau de sirène devient surface flasque, la coiffure dégonflée est un amas de feuilles mortes et les lèvres débarrassées de leurs huiles dorées ne sont plus que vieilles pelures d'orange.

Dans le secret de sa chambre et sans autre témoin que son miroir, loin de son autel public, la créature divine n'est plus qu'une terne ménagère pareille à tant d'autres.

Et la star dégraissée de ses mensonges esthétiques ressemble terriblement à ma voisine de palier qui, elle, porte toujours l'âpre vérité sur sa face intacte.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xjwe3d_de-la-star-a-la-tare-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

220 - Monsieur Chocolat

Autant vous avertir tout de suite : monsieur Chocolat déteste le chocolat.

Non, sa grande affaire à lui ce n'est pas le divin aliment couleur d'ébène mais... les femmes.
Ou pour être plus exact : ce qu'elles dissimulent sous leurs corsages. Nous parlons ici de calibres supérieurs.

Soyons clairs : monsieur Chocolat ne jure que par les appas opulents de ces dames. Les oeufs aux plat, très peu pour lui ! Monsieur Chocolat ne se pâme que pour les gorges outrancières.

Pastèques, noix de coco et citrouilles sont des fruits beaucoup plus rafraichissants pour son ogresque appétit que les sèches grenades et menus citrons.

Simples Négresses, frustes filles de ferme, frêles vierges effarouchées, redoutables mégères bretonnes ou teutonnes bourgeoises sophistiquées voilées de soie pure, monsieur Chocolat les sublime toutes, les convoite toutes avec une égale ardeur pourvu qu'elles arborent sur le buste deux solides sommets de chair.

Monsieur chocolat est profondément troublé à la simple vue d'une poitrine féminine monstrueusement développée. C'est à plus forte raison dans ces moments-là qu'il songe le moins au chocolat puisque, nous l'avons déjà dit, en temps normal il déteste le chocolat.

Obsessions mammaires mises à part, monsieur chocolat est marié depuis vingt-cinq ans à une planche à pain lui ayant donné trois vilains enfants, voit régulièrement deux maîtresses dont l'une est toute aussi dépourvue de mamelles que sa femme et l'autre comparable à une digne limande.

Au fait pourquoi se demanderont les lecteurs, monsieur "Chocolat" ?

219 - La folle de l'église

Marinette est une authentique vierge : ennemie jurée du mâle ordinaire et amante fidèle de la statue christique de l'église décrépite de son village.

Avec ses traits franchement ingrats, sa taille fine, sa croupe imposante et sa gorge somptueuse, Marinette enflamme secrètement les sens du vieux curé, fait pitié à certaines épouses, donne envie à d'autres.

Et fait rire quelques moqueurs.

Singulièrement laide de visage nous venons de le dire mais sexuellement irrésistible, elle fait le plus d'effet d'effet aux nombreux ivrognes, quelques puceaux et rares aristocrates que compte le village.

Bref, nul ne reste indifférent au charme troublant qui émane de cette génisse venimeuse.
Vieille fille réellement cruelle mais d'une piété exemplaire, elle chante comme un rossignol à la messe du dimanche, fait longuement agoniser les lapins qu'elle élève dans d'infects clapiers avant de leur sectionner la tête à coups de hache.

Et prie avec une ferveur non feinte.

De sa belle calligraphie régulière et incisive il lui arrive d'envoyer mensuellement des lettres anonymes d'une rare obscénités aux femmes des notables du village. Lettres parfois agrémentées de propos politiques immatures, ineptes et grotesques à destination de leur époux.

Prudente, elle les poste toujours dans différents dépôts postiers du chef-lieu de son département. Ce qui représente pour elle une véritable expédition qu'elle entreprend invariablement en autocar. Ces allers-retours dans la ville-préfecture lui prend une journée entière à chaque fois. Un jour par mois est donc consacré à ce voyage en ville afin d'aller poster ses ordures. 

Une petite affaire qui ne lui pose pas de problème : pensionnée (ou rentière, on ne sait pas trop) Marinette ne travaille pas et a beaucoup de temps à consacrer à elle-même ainsi qu'à empoisonner la vie des autres.

Sa sexualité explosive et perverse qu'elle refoule depuis ses premières règles ressort dans presque tous ses actes et pensées : ses fantasmes dénaturés ne sont plus un secret pour personne.

En fait on ne sait pas si Marinette est belle ou laide. A 38 ans, d'homme elle n'a connu que le Christ en croix qu'elle caresse chaque jour du regard, le pauvre vieux curé de son église à qui elle confesse ses pires rêveries érotiques et le bedeau un peu benêt mais monté comme un âne et qui un jour lui a montré son braquemart sans que celle-ci ne détourne le regard.

Marinette est un ange lorsqu'elle chante le dimanche de sa voix pure, se montre malsaine en compagnie de ses lagomorphes, arbore une silhouette vénusiaque avec ses formes charnelles, incarne le tue-l'amour par excellence à travers sa face disgracieuse.

Elle hante non seulement l'église du village de sa présence à la fois pieuse et indécente mais également l'esprit de bien des mâles en rut, le coeur de plus d'une femme envieuse ou railleuse, les songes libidineux de son curé et les pensées du bedeau qui, aux dernières nouvelles, lui a finalement rendu l'hymen pareil à celui d'une putain avérée, à la grande satisfaction de l'hypocrite qui depuis ce jour, loin de s'assagir, redouble ses crimes cachés.

Désormais, c'est deux jours par mois qu'elle consacre à ses allers-retours au chef-lieu.

218 - Les hommes n'existent plus

Les hommes n'existent plus.

Les grands, les forts, les vrais.

A la place, des larves, des mauviettes, des frileux, des castrés.

Moi je dis que l'homme, le mâle, est un seigneur de naissance. Aux antipodes de la pitoyable vision contemporaine le réduisant à un clone de la femme. Pour les châtrés-dégénérés s'épilant les jambes et se couvrant la peau de crèmes protectrices, l'homme est une limace bien lisse qui bave en se trainant aux pieds de poulettes dégradées pour pleurer leurs faveurs.

Dans ce siècle aseptisé le mâle ne conquiert plus, il quémande.

Conscient de l'inaliénable supériorité que me confère ce glaive hérité de Mars, je me comporte sans complexe en astre dominateur, puissant et radieux, viril et impérial jusque dans mes pensées les plus élevées, indifférent à l'anti-machisme ambiant. Ce qui a pour effet de déplaire aux femmes dénaturées, aux bécasses hystériques, aux féministes invétérées et même à la masse des eunuques, je veux parler de ces caniches formant la majorité du genre masculin de notre société. Ces toutous habitués à subir la loi des femelles ont perdu toute dignité phallique.

La femme en rébellion contre l'homme déchoit de son demi-trône naturel consistant à laver les pieds de son maître. Devenue insignifiante, ridicule et sans valeur en voulant singer son dieu, elle caquète, glougloute, agite dans le vide ses ailes de volaille trop lourde, hurle stérilement à s'en égosiller pendant que le lion, nonchalant mais sûr de lui, couvre sa voix aiguë de petite créature pleureuse d'un paisible, rauque, souverain rugissement.

Lui n'a pas besoin de se déchirer les cordes vocales pour manifester sa divine autorité et faire sentir à la femme que sa crinière est une couronne, ses testicules des bijoux royaux, son membre un sceptre de pharaon.

La descendante de Vénus a un tempérament docile. Molle, tiède, inconstante, indécise, elle est faite pour obéir à son étoile et la suivre fidèlement. C'est dans sa nature.

Tandis que l'homme, ce reflet du soleil, est fait pour régner sur ses terres conquises.

Voilà pourquoi je dis que les hommes n'existent plus : parce que, éteints de l'intérieur par l'eau glaciale de l'hérésie féministe, ils ont fini par croire que le soleil était l'égal de la lune.

VOIR LES DEUX VIDEOS :

http://www.dailymotion.com/video/xjzwje_les-hommes-n-existent-plus-raphael-zacharie-de-izarra_news

http://www.dailymotion.com/video/xjz83g_les-hommes-n-existent-plus-raphael-zacharie-de-izarra_news

217 - Farrah Fawcett : Les fruits étranges de l'Amérique

Vulgaire, superficielle, maigre -pour ne pas dire osseuse-moyennement intelligente et même parfois assez sotte, pas méchante, ayant des aspirations banales, jouant toute sa vie dans des films ineptes, mais belle quand même, belle il faut le reconnaître, jusqu'à la fascination -du moins durant sa jeunesse-, Farrah Fawcett est décidément, définitivement, durablement morte.

Casée, enterrée, désagrégée sous la tombe.

Son cas est réglé.

Je ne devrais plus parler de sa beauté révolue, à présent que la putréfaction a fait son oeuvre... 

Affaire classée donc.

Sauf que pour un esthète du vieux monde, même de province, la beauté, ou plutôt cette beauté-là, est obsédante. Nécessairement. Même lorsque le temps a passé l'éponge rêche et criarde sur son angélique face.

Devenue laide et insupportablement écervelée en vieillissant -et en enlaidissant tout à la fois-, elle s'est considérablement allégée en mourant. Dépouillée de ses rides et de sa bêtise mondaine, cet astre éteint ne fait plus parler de sa surface. Son corps gît dans la terre aseptisée recouvrant les fantômes insipides de Hollywood. Ne restent potentiellement visibles à nos yeux que ses os, durs et bien réels.

Blonde radieuse à la dentition éclatante mais aujourd'hui inhumée pour toujours, beauté magnétique changée en grimace molle avec l'âge, le papillon hypnotisant s'est finalement transformé en vieille guenon grimée, perruquée, dégradée, rapetissée.

En voulant prolonger les gloires de sa jeunesse jusque dans les flétrissures de la soixantaine, cette femme n'en fut que plus grotesque.

Magiquement belle au départ mais fatalement handicapée par sa culture, son plus grand tort fut d'être américaine.

C'est ce qui la rendit laide et ridicule en vieillissant.

216 - IVG vitesse TGV chez les OS Pacsés

La jeune épousée, arrivée au PACS déjà divorcée et bien avant son premier mariage multi déflorée comme toute femme respectable (avec l'assentiment de ses ex et présent fiancés considérant les inexpérimentées aux hymens intacts comme de pauvres filles), mais également mère de deux jeunes bâtards aux langues et oreilles annelées a malheureusement attrapé une sale merde dans le ventre quelques mois après avoir revêtu pour la seconde fois de sa vie la robe blanche achetée chez PRONUPTIA.

Un banal accident survenu dans un club échangiste dû à la rupture d'un préservatif.

Ce couple moderne bisexuel-décomplexé-piercé-tatoué-recomposé va donc faire vider la "poche à bébés", la purger de toute urgence de cette viande embarrassante. Tuer le parasite dans l'oeuf avant qu'il ne gonfle comme une bidoche molle au détriment de leur bonheur. Ce serait triste de se priver de la technologie hospitalière au service des couples responsables maîtrisant leur destin...

Ce salopard en miniature qui les empêche de partir en vacances doit crever !

- "Avorton de merde, tu vas pas nous gâcher les congés payés ! On va te péter la gueule, ordure de mes deux !"

Elevé depuis l'âge pubère à la canette de bière, le mari n'est pas une couille molle.

Francis, c'est son nom, est employé depuis peu comme contrôleur de pièces à l'usine Renault du Mans.

Mais surtout, il y est syndiqué.

Rien que pour cette raison, Francis est le bovin le plus apprécié du troupeau. Dans le lotissement de maisons Phénix où il engraisse avec sa femme, c'est lui qui beugle le plus fort.

C'est pour ça que le petit cancer dans le ventre de sa bien-aimée(arrivée au mariage multi déflorée, rappelons-le) n'a pas eu le temps de trop lui sucer le sang.

En moins de eux,à l'hosto ils ont dégagé l'intrus.

Il était temps !

Comme au jour de leur mariage-PACS, ils ont marqué l'événement en terminant la journée en discothèque.

215 - Amours dupontesques

Ils se sont dits les mots qu'il fallait. Ni plus, ni moins.

Sans surprise.

Ils ont cru à leur élection. Comme un gagnant du LOTO croit au destin creux prédit par l'écran plat de sa télévision.

A Venise leur bonheur naissant s'est dignement étalé sur une gondole. Futilité immortalisée à grands frais sur papier glacé... Piège à touristes, usine à illusions, Dysneyland pour mariés formatés.

Lune de miel payée à crédit sur cinq ans, vite oubliée.

Cela dit Venise enchanta le compte en banque de leur voyagiste.

Très vite le gros chien a bercé leur foyer de ses aboiements stridents. Concert de hurlements canins rivalisant de cacophonie avec les ritournelles publicitaires de la radio allumée en permanence à côté du poste de télévision.

Bonheur simple d'abrutis primaires.

Routine, canettes de bière, bedaine, boulot, LOTO, jeux télévisés, véranda, vacances...

Ils se sont dits les mots qu'il ne fallait pas.

Classique.

Toujours les mêmes causes.

Divorcés au bout de trois ans de légitime hyménée, l'une a emporté le canapé, l'autre a gardé la voiture.

Après avoir amassé électroménager, tondeuse à gazon, écrans de toutes sortes, bar-mappemonde, canevas, buffets, bouquets de chaînes, commodes, poste-à-souder, remorques pour leur voiture, etc. durant trois ans de consommations matérielles effrénées et contracté des dettes vulgaires -scories naturelles des mariages de crétins-, ils n'ont plus cru aux promesses éclatantes annoncées par la rubrique astrologique de leur revue de programmes télévisés.

Il reste encore deux ans pour rembourser le crédit de la lune de miel à Venise...

Vite oubliée, pas encore payée.

C'était les amours de monsieur et madame Dupont.

VOIR LA VIDEO :

http://www.dailymotion.com/video/xjtklf_amours-dupontesques-raphael-zacharie-de-izarra_webcam

214 - LA FEMME EST LE SILLON DE L'HOMME (texte de Xavier de IZARRA)

À votre avis, pourquoi Dieu a-t-il créé l'homme et la femme, le ciel et la terre, le jour et la nuit ? Si l'homme et la femme se valaient, Dieu ne se serait pas fatigué à créer deux êtres différents. L'homme et la femme sont complémentaires comme sont liés le jardinier et son jardin, Dieu et sa création. Un jardin restera toujours en friche sans l'intervention de la main habile du jardinier. De même, une femme a besoin d'être labourée par l'homme pour atteindre le règne prestigieux des êtres humains ; l'enfant a besoin d'être éduqué pour devenir un adulte éveillé, le diamant a besoin d'être taillé pour étinceler. Dieu a insufflé son étincelle dans sa Création, qui je vous le rappelle a été créé à son image. Ensuite l'homme à son tour féconde la femme de son humanité afin de l'extraire de son animalité; il lui donne ainsi une âme que, par nature, elle ne possède pas.

Mais il faut bien comprendre que si la femme n'existait pas, l'homme ne pourrait pas survivre spirituellement parlant. Lui aussi ne serait qu'un animal, certes supérieur, mais un animal quand même. C'est l'union de l'un et l'autre ou plutôt la fusion de l'un et l'autre qui permet à l'humanité de transcender sa réalité ras les pâquerettes. Un jardinier sans son jardin crèverait de faim, mais un jardin sans jardinier c'est-à-dire livré à lui-même ne donnerait aucun fruit. Il ne serait que broussailles où pulluleraient toutes sortes de bestioles nuisibles.

Des expériences ont été faites qui consistaient à regrouper des centaines de femmes sans aucun homme pour les guider. Le résultat fut catastrophique : tout se résumait à chamailleries et crêpages de chignon.

C'est le couple jardin-jardinier, homme-femme, Dieu-humanité, jour-nuit, etc. qui font la beauté, la diversité et la richesse du monde. Dans un couple il y a toujours le mâle et la femelle, le donneur et le receveur, le maître et l'esclave, le savoir et l'ignorance. L'homme donne, la femelle reçoit. L'humanité reçoit l'esprit de Dieu, la femme reçoit l'intelligence de l'homme, le jardin reçoit les graines du jardinier.

La femme n'est pas belle en elle-même.

Pour être belle, elle a besoin d'être jardinée par l'homme, son maître.

La femme ne peut grandir qu'en passant par la case "soumission". De même, l'humanité ne peut atteindre Dieu qu'en acceptant sa soumission. Un être humain, qui renie la puissance divine, qui ne voit pas Dieu à travers sa création n'est qu'un animal.

Une femme qui refuse la force de l'homme ne sera jamais une femme épanouie. La femme est une pierre brute, et le devoir de l'homme est de la polir en lui inculquant l'étincelle divine qu'elle n'a pas à sa naissance. Contrairement à l'homme, une femme est comme un enfant, comme un bébé, à qui l'on doit apprendre les rudiments nécessaires à son élévation spirituelle. Dieu a créé l'homme à son image à partir d'un bloc de terre glaise dans lequel il a insufflé la vie, c'est-à-dire une âme.

Les plantes, les animaux, la femme, les enfants, et tout l'univers ont été créé par Dieu exclusivement pour l'homme. La femme fait partie des choses de la nature que l'homme doit travailler pour en faire son paradis tout comme il le fait en exploitant la terre. Bien sûr, la femme a une âme mais il s'agit de l'âme universelle que l'on retrouve dans toute la création, aussi bien dans les chenilles que dans les grains de poussière. Ce n'est pas le jardin qui est beau, mais le jardin est le matériau qu'utilise le jardinier pour exprimer la beauté qu'il a en lui.

Ce n'est pas la femme qui est belle, mais la femme est le matériau qu'utilise l'homme pour exprimer la beauté qu'il a en lui. La création est belle parce qu'elle est l'oeuvre de Dieu. La femme est belle parce qu'elle est l'oeuvre de l'homme. Le jardin est beau et prolifique parce qu'il est l'oeuvre du jardinier.

Que ça vous plaise ou non, c'est ainsi. Rien ni personne ne peut s'opposer à la volonté divine. 

Xavier de IZARRA
xavier_de_izarra@yahoo.fr

213 - La Pauline

La Pauline est un squelette.

Maigre à faire peur, plate et rêche comme une crêpe aux épines, cette plante amère n'a pas de seins, pas de forme, pas de chaleur, pas de charme.

Mais beaucoup de rage.

Contre les enfants, essentiellement. Son rêve le plus cher serait de noyer lentement le fils de sa voisine dans la Sarthe boueuse et malodorante, un joli bambin épanoui et rieur qu'elle croise deux fois par jour sur le pont enjambant la rivière mancelle.

Evidemment il ne faut pas chercher bien loin la raison de ses obsessions infanticides... Son ventre stérile n'ayant jamais rien offert de beau au monde, elle jalouse le bonheur des autres femmes, crevant d'envie d'ensevelir leurs fruits dans la fange, ne trouvant la force de sourire hypocritement aux mères honnêtes qu'à travers ces ignobles idées de meurtre.

Classique.

Mais là où elle est surprenante la Pauline, c'est sur l'objet de ses furies sexuelles mal dissimulées. Ordinairement ces sinistres chardons ne dressent leurs épines libidineuses que vers leurs jeunes curés faussement suspectés d'homosexualité, vers leurs livreurs de bois musculeux membrés comme des guerriers ou plus banalement vers les pires voyous de la ville...

Ses fixations d'érotomane à elle sont beaucoup moins communes : c'est sur la grande statue du Christ de l'église de son quartier que cette vipère aimerait bien répandre ses humeurs acides, perdre sa virginité de criminelle inassouvie.

Classique encore, penserez-vous, ses désirs érotiques blasphématoires à l'endroit la sainte effigie ? Certes.
A un détail près : la statue christique, façonnée dans le plus pur style néo-contemporain, est aussi abstraite et linéale, froide et conceptuelle -et pour tout dire parfaitement métallique et inhumaine- que son corps de femelle déréglée est affreux et décharné.

Squelette de métal contre "squelette de chair".

S'imaginant chevaucher cette masculinité de fer et de chimère, étrange conception phallique qui la fait fantasmer jusqu'au délire, elle bave d'envie tous les soirs à 17 heures face à son Christ rédempteur en caressant avec une coupable fébrilité son missel dont le portrait de Benoît XVI servant de marque-page a été sournoisement remplacé par la représentation outrancière d'un énorme phallus...

Par décence on taira ici l'odieuse scène qui se déroule chaque soir à la même heure dans l'église quasi déserte. Toujours est-il qu'à la suite de cette communion impie une véritable opération miraculeuse a lieu sur la cervelle corrompue de la scélérate.

Ayant ainsi apaisé ses crises utérines à heures fixes, au retour de l'église lorsqu'elle croise sur le pont pour la seconde fois de la journée le fils de sa voisine rentrant de l'école, contrairement au matin ses envies de meurtres sont considérablement amoindries.

C'est ainsi que l'enfant sans le savoir a pu survivre aux envies d'assassinat de la Pauline grâce à l'oeuvre d'un génial artiste qui a pu, sans le savoir lui non plus, canaliser la rage sexuelle de cette folle bigote obsédée par son Christ d'acier.

Une fois adulte, devenu brillant avocat, il eut à défendre la Pauline.

Le défenseur a obtenu la relaxe de sa cliente dans une sordide affaire de moeurs.

La Pauline, ainsi sauvée de plusieurs années de réclusion criminelle par celui-là même qu'elle voulait noyer dans la Sarthe 15 ans auparavant, renouvelle chaque jour ses "prières" vespérales dans la même église...

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.