lundi 14 février 2011

86 - Le SIDA, maladie de l'âme

A mes éventuels détracteurs,

Faites l'effort inhabituel de ne pas détourner les yeux de ce texte, de le lire jusqu'au bout, aussi vomitif soit-il pour votre sensibilité allergique aux propos prenant des apparences trop vénéneuses. Ayez cet héroïsme qui n'est ni de droite ni de gauche mais qui est simplement vertical.

Certes je ne dis pas que je suis un être donnant aux premiers abords l'impression d'être bon et altruiste. Je dis simplement que j'ose émettre le fruit de mes réflexions, outrancières mais sincères. Je ne m'appelle pas Marcel Dupont, je m'appelle Raphaël Zacharie de Izarra. Je ne suis ni de droite ni de gauche, je suis Izarrien.

J'ai conscience de déplaire avec ce texte sur le SIDA qui n'a cependant pas la prétention d'être l'émanation la plus pure de la "Vérité Universelle", mais plus modestement d'être l'écho sans compromis de ma réflexion que j'estime encore assez pertinente et saine pour pouvoir publiquement l'exprimer sans que j'aie à en rougir.

POUR LE DROIT D'EMETTRE UNE PENSEE DIFFERENTE, QUI N'EST NI INTOLERANCE NI HOMOPHOBIE POUR AUTANT

Je ne me suis personnellement jamais senti concerné ni par le SIDA ni par les dangers de la drogue ni par les accidents de la route le samedi soir après minuit.

Le SIDA dans nos pays riches est inadmissible car nous sommes trop civilisés pour mourir d'autres maladies que celles, plus traditionnelles, produites par l'obésité, l'excès de confort, de viande, de corps gras, de léthargie physique, morale et mentale. Ces maladies cardiaques, spirituelles ou hépatiques contractées au cours d'une vie d'habitudes honnêtes d'occidental moyen sont beaucoup plus acceptables que l'exotique SIDA qui lui tue sournoisement depuis les toilettes de discothèques, depuis les sordides bakrooms, depuis les emblématiques ghettos de sodomites, et surtout depuis les soirées "amicales" entre étudiants...

Le SIDA a été le révélateur de nos bassesses, de nos moeurs d'occidentaux dégénérés. Avec cette maladie nos dépravations privées ont été mises sur la place publique.

Je n'ai jamais donné le moindre sou pour aider à lutter contre le SIDA. Je n'en suis ni fier ni honteux. Je ne me sens personnellement pas concerné, voilà tout. On nous dit qu'il faut aider la recherche parce que cette maladie peut frapper n'importe lequel d'entre nous. C'est la raison que les organisateurs de soirées charitables avancent pour susciter le don des citoyens. Hé bien moi je ne me sens pas concerné à titre individuel, je ne donne par conséquent pas d'argent pour la recherche contre le SIDA puisque le critère mis en avant est l'identification de l'homme de la rue aux malades du SIDA.

Il se trouve que je ne suis pas un "homme de la rue". Mais un honnête homme, un bel esprit, une âme d'exception.

Ai-je encore le droit dans cette démocratie où la part belle est faite aux plus insignifiantes, aux plus éhontées minorités, de me différencier par mes qualités et non par ma médiocrité, comme c'est le cas chez mes contemporains soucieux d'être acceptés à travers leurs déchéances étalées sans pudeur ? Puis-je encore être ultra minoritaire dans mes hauteurs ? Ou aurait-il mieux valu que je sois un sodomite patenté pour être unanimement reconnu dans ma différence ?

A l'image des bougres fréquentant les bakrooms du Marais, de Carpentras ou de Trifouillis-les-Oies revendiquant leur droit à se donner du plaisir entre pédérastes, je revendique la beauté de mon esprit, la grandeur de mon âme, la qualité de mon être. Là où le vulgaire sodomite est applaudi pour son courage d'avouer avec une particulière fierté l'involontaire différence sexuelle héritée de par sa naissance, moi je suis hué, conspué, raillé, voire taxé de "facho" parce que j'ai l'audace de dire que par acquis, par choix j'aime la Vertu, la Beauté, la Lumière. Tolérance à deux vitesses : les dénaturés et obsédés sexuels innés sont dans notre société mieux admis, reconnus, applaudis que les défenseurs de valeurs plus éthéréennes guidés par l'éclat de leurs esprit et non par l'instinct de leur chair.

Paradoxe : lorsqu'une minorité revendique des bassesses, elles est saluée. Lorsque une majorité met en avant des valeurs traditionnelles, elle est dénigrée. Dans ce second cas, le plus grand nombre ne fait pas loi dans notre étrange démocratie de jouisseurs et de ruminants en tous genres... Moi qui croyais naïvement que la démocratie c'était la loi du plus grand nombre, à l'image du vote où les 51 pour cent de OUI avaient nécessairement raison face aux 49 pour cent de NON... Je constate que la démocratie n'est en fait pas la loi du plus grand nombre, ou à défaut la loi du plus vertueux, du plus éclairé, du plus sage, mais tout simplement la loi du plus sot, du plus lénifiant, du plus pervers.

Ou même, comble du comble, la loi du plus petit nombre.

Petit nombre de grandes et belles âmes, en compensation ? Non. De préférence une minorité de corrompus, de dévoyés, de petits esprits.

Ainsi de nos jours il est interdit d'être NORMAL et de le revendiquer avec fierté et soulagement. Le terme NORMAL est devenu politiquement incorrect. Pour prendre un exemple concret et quotidien, devant les handicapés physiques ou mentaux les bien-portants n'osent plus se définir eux-mêmes comme des gens NORMAUX.

Il y a peu de temps encore il fallait remplacer le mot NORMAL par le mot VALIDE, moins offensant pour le handicapé qui se sentait alors rejeté, déconsidéré, nié dans sa triste différence. Le terme VALIDE était pourtant édulcoré, hypocrite, frileux à souhait, bref socialement assez correct pour être accepté à la fois par les malades et les bien-portants, aussi décérébrés les uns que les autres... Mais cela n'a pas suffit pour endormir encore plus nos cervelles déjà bien ramollies.

La sottise a donc progressé d'un cran : le terme VALIDE, voyez-vous c'est déjà dépassé. Aujourd'hui même le mot VALIDE doit être pris avec des pincettes supplémentaires. Des pincettes pour prendre d'autres pincettes, en somme.

A présent il est beaucoup plus correct, lorsque l'on n'est atteint d'aucune tare physique ou mentale, de se définir en des termes de plus en plus "courtois" : les gens VALIDES d'hier sont devenus des gens "DITS VALIDES".

Quand s'arrêtera la bêtise ambiante ? Décidément, le SIDA est une vraie maladie de l'homme, une maladie dans tous les sens du terme.

Je ne fustige nullement les faiblesses humaines en elles-mêmes ici, compréhensibles, mais le vice consistant à glorifier les écarts de conduite, à les étaler publiquement sans pudeur comme si c'étaient des vertus.

L'essentiel de mon discours se résume à ceci :

Je reproche aux homosexuels de naissance de s'être donné la peine de naître pour revendiquer leur fierté d'être ce qu'ils sont, tandis que moi je suis fier d'être ce que je suis non par le simple fait de ma naissance, mais par l'effort de mon esprit.

En cela je revendique le droit d'être respecté pour mon choix de vie et non pour les tares ou privilèges iniques hérités à ma naissance.

Je ne fais que modestement illustrer le discours de Beaumarchais à travers son fameux Figaro reprochant à son maître d'être simplement né maître et d'en tirer vaine fierté, alors que lui se targuait d'avoir de l'esprit.

Je n'appréhende pas le SIDA en termes de châtiment divin ou avec des frémissements vengeurs dans ma plume comme certains de mes détracteurs seraient éventuellement tentés de le penser, mais plus modestement comme la banale conséquence du hasard et aussi des comportements inconscients des gens. Je ne dis pas que c'est bien ou que c'est mal, je dis que c'est ainsi. Je ne dis pas non plus que c'est bien fait pour les infectés, au contraire je les plains et ne souhaite que leur guérison. Le SIDA tue de manière inique, certes. Mais de tout temps vivre signifie être confronté à la mort, et ce tous les jours. Traverser la rue comporte un certain risque mortel, celui de se faire renverser par un véhicule. Motorisé ou non. La vie comporte un certain nombre de risques ayant pour conséquence de la perdre, et souvent fort bêtement.

Le SIDA fait mal à nos sociétés sur-protégées car soudain la mort y surgit dans toute sa crudité, se répandant par voie lubrique et non plus par voie gastronomique, suicidaire, routière, alcoolique ou hépatique. En outre c'est une maladie que nous partageons avec les pays pauvres. Le seul point commun funeste que nous ayons avec eux. C'est cela qui nous est si intolérable. Les épidémies étaient encore acceptables dés lors qu'elles étaient traditionnellement cantonnées aux pays sous-développés. De même nous tolérerions beaucoup moins la famine si elle sévissait en Europe.

Le Sida a également la particularité odieuse de révéler nos comportements inavouables et écarts extra-conjugaux. Ca n'est pas un reproche que je fais, juste un constat, dénué de jugement. Je n'ai pas l'intention d'ailleurs de juger. Je suis plein de compassion pour les malades. Cela ne doit pas m'interdire pour autant d'émettre un son de cloche personnel. Je ne dis pas que le discours ambiant sur le SIDA est bien ou mal. Il est honorable, estimable, respectable.

Simplement ça n'est pas mon discours.

J'exige que l'on tolère ma différence. L'on tolère bien, et de manière excessivement complaisante encore, la différence revendiquée, clamée, sur-proclamée des sodomites et autres licencieux de tous bords. Que les tenants d'opinions opposées aux miennes portent sans faillir leur fardeau de contradictions et de vin mêlé d'eau, je porte mon fagot de bois vert de mon côté.

Je ne suis ni homophobe ni intolérant, bien au contraire. Je suis juste Raphaël Zacharie de Izarra, et c'est ça que l'on me reproche surtout.

(J'ajoute à mon texte deux réponses faites à divers détracteurs me reprochant la virulence et l'irresponsabilité apparente de mes propos.)

1 - Je ne maudis personne dans ce texte : je ne fais qu'exposer non sans un réel courage mes idées à propos du matraquage sur les moyens de se protéger du SIDA. Je ne maudis pas, je médis à raison me semble-t-il, à propos du discours actuel sur le SIDA. Je dis pour résumer mon discours, que le SIDA est une épidémie qui ennuie notre société parce que le SIDA ça représente la mort, mais que les catastrophes humanitaires permanentes qui ravagent les pays pauvres à travers famines, guerres, misère, c'est le SIDA puissance 10. L'attention est monopolisée aujourd'hui par NOTRE SIDA à nous, occidentaux, parce que ça nous touche. Une épidémie issue du tiers monde a pénétré notre sanctuaire de nantis, c'est "l'avantage" du SIDA, hyper-médiatisé. La mort, on ne fait pas tant d'histoires quand elle fauche loin de nos frontières. Il n'y a jamais eu de campagne de mobilisation nationale ni même mondiale pour lutter contre ce SIDA puissance 10 que représentent l'injustice, la famine, la misère au-delà de nos frontières lustrées.

Le SIDA est surtout une épidémie de riches (diffusée en partie à cause de nos moeurs corrompues, ajouterais-je), non pas qu'il n'existe pas dans les pays pauvres, mais c'est parce qu'il a touché nos pays d'obèses insatiables qu'il a tant de succès sur le plan médiatique. Et non parce que c'est une maladie létale de grande ampleur, tout simplement. Si le SIDA était resté cantonné aux pays pauvres, croyez-vous que l'on ferait autant d'histoires à son sujet ? Nous aurions continué d'ignorer égoïstement ses victimes. Aujourd'hui si on les prend en compte dans notre sensibilité, c'est uniquement parce que le SIDA est chez nous. Les médias ont largement conditionné les esprits pour persuader la population entière que l'ennemi numéro 1 de l'humanité c'est le SIDA, alors que ces mêmes médias n'ont jamais mobilisé les esprits pour lutter contre des fléaux autrement plus funestes que le SIDA quant au nombre de victimes.

A l'image des attentats de New York, dès que l'occidental moyen peut s'identifier à des victimes (qui lui ressemblent donc), il estime que la mort des innocents est injuste. Tant que les victimes ne sont ni sous nos caméras de télévision ni sous nos latitudes de repus, elles demeurent abstraites. Voilà le sens de mon texte sur le SIDA. Je prétends que le SIDA, ou plutôt les ravages qu'il occasionne dans le monde, n'est pas le fléau qu'il faudrait éradiquer en priorité. Or dans les esprits occidentaux, il l'est.

SIDA, épidémie frappant à la porte des riches. Misère, épidémie invisible.

2 - Votre analyse fort peu éclairée, visiblement influencée par le discours médiatique crétinisant me laisse plutôt penser chez vous au désir d'une forme de censure qui ne dit pas son nom... Je dis que le SIDA est une maladie de nantis égoïstes.

Le SIDA puissance 10 a toujours existé dans les pays pauvres. Ce SIDA se nomme INJUSTICE, MISERE, FAMINE. On ne s'émeut que par ce qui nous touche directement dans nos pays de repus. Je dénonce le matraquage indécent fait autour du SIDA pendant que des victimes d'un SIDA bien pire en terme quantitatif meurent en silence dans le monde. Je ne me suis jamais réjoui du malheur des uns ou des autres, qu'ils soient riches ou pauvres. Je dénonce simplement le caractère douteux, suspect de ce matraquage médiatique à propos du SIDA. Ce matraquage médiatique permet de révéler des vérités peu flatteuses en ce qui concerne notre égoïsme endémique.

Les vrais ennemis de la vérité, ce sont les médias qui conditionnent habilement les esprits de façon à diriger, voire annihiler la pensée de chacun et ainsi contribuer à fabriquer une pensée de masse conforme, lisse, mensongère. Le SIDA est une grande manipulation médiatique orchestrée par des nantis effrayés à l'idée de "crever en baisant". Il y a des problèmes bien plus urgent (aujourd'hui comme hier) que le SIDA dans le monde. La misère fait plus de victimes sur terre que le SIDA. Je ne nie pas que le SIDA est un fléau, je dis que s'il fallait éradiquer un fléau en ce monde en priorité, ce n'est pas au SIDA qu'il faudrait s'attaquer en premier mais à la MISERE qui tue bien plus cruellement, en plus grand nombre et ce depuis bien plus longtemps que le SIDA.

C'est l'aveuglement à propos de cette vérité que je dénonce. C'est l'indécence de la situation que je condamne. Le SIDA, comme les attentats de New York, n'émeut que les gens manipulés qui ne croient qu'aux images télévisées qu'ils voient. En dehors du SIDA, pour ces atrophiés du ciboulot qui se croient des humanistes, le reste du monde est une vaste face cachée.

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.