lundi 14 février 2011

68 - L'inégalité des sexes et des âges

Alors que l'homme avance en âge sans crainte, la noblesse au front, le port altier, le pas sûr, le regard sage et pénétrant, la femme que rongent les ans pénètre dans l'ombre de la vie avec des terreurs qui affligent sa face et l'enlaidissent davantage. Ses fards tardifs, loin de soigner le mal, accentuent sa décrépitude.

Tandis que l'homme se bonifie de décennie en décennie, la femelle qui déjà est altérée, déformée, gâtée par l'orgueil s'étiole au fil des saisons, vaincue par le temps, le simple temps qui passe. Les années sur l'homme ont des effets flatteurs, charmants, exquis.

Mais dégradent les dernières arrogances de la femme... Irrémédiablement.

L'homme avec le temps présente un miraculeux allongement et glorieux durcissement pénien, ses productions séminales s'avivent, son coeur bat avec sérénité, son esprit s'éclaircit comme un astre, ses pensées s'approfondissement tel un puits immense, il arbore une irrésistible grisaille dans les cheveux, ses sourires matures et virils ont des charmes fous qui séduisent même les tendrons. La femme du même âge au contraire devient repoussante : sa chair tombe, sa chevelure teinte est pleine d'indécence, sa face reflète la ruine.

Et sa bêtise s'enracine avec plus de vigueur dans les vanités déçues de sa féminilité dévastée.

C'est la raison pour laquelle l'on voit toujours des jeunes créatures aux bras de vieux messieurs galants et jamais d'éphèbe courir après des vieillardes, sauf si elles sont fortunées, bien entendu.

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.