lundi 14 février 2011

203 - Délicatesses du langage.

Echanges entre Alphonse Torchecul le bûcheron et sa patronne, Madame la Baronne du Lys.

- M'dame la Baronne, j'avons quelque chose à vous montrer.

- Mon brave bûcheron Torchecul, approchez. Qu'avez-vous donc à me montrer de si impérieux pour interrompre ainsi votre travail en plein élan ?

- Ben voilà M'dame la Baronne, j'avons c't'espèce de grosse bûche bien dure qu'est apparue dans mon pantalon depuis quelque temps, même qu'elle arrête pas de m'démanger vu qu'elle est comme ça à cause que votre grosse culasse lui remue juste sous l'nez !

- Torchecul mon fidèle bûcheron, voulez-vous dire en d'autres termes que cet infâme et odoriférant objet que vous tenez dans la main aurait pour suprême objet d'émoi mon chaste séant ?

- En quelque sorte M'dame la Baronne. Mais enfin je dirions plutôt que je bandifie et pue comme un bouc en voyant votre grosse culassière. Votre petite rondelle, j'aimerions bien la tripailler, la défoncer, la pourfendre à grands coups d'andouille, M'dame la Baronne.

- Ha bon ! Ca me rassure. Voyez-vous je n'avais pas bien saisi votre propos jeune homme. Vous voulez dire que, pris par une faim soudaine en plein labeur, vous désirez quelque rondelle d'andouille en guise de collation entre deux cassages de bois ? Et ce que vous tenez à la main n'est pas autre chose, bien entendu, qu'une bûche que vous venez de fendre... Suis-je insane tout de même ! Figurez-vous que je m'imaginais avoir entendu un discours moins sobre mon brave Torchecul et je...
- Tagueule la Baronne de mes deux, tu comprends donc point que j'avons envie de te défoncer la citrouille, bonne-à-cul-de merde ! Te défoncer la citrouille ! C'est ça que j'veux ! Je veux me taper le cul de la Baronne ! Viens donc là que je te foute ma grosse bûche bien dure au fond de ton gros cul, Baronne-à-couille-de-mes-deux !

- Ha ! Mais je comprends bien cette fois ! Torchecul, vous n'y pensez pas ? Et que dirais Monsieur le Baron ?
- Monsieur le Baron votre époux, il est en ce moment en train de foutre sa grosse pine dans le cul de la bonniche du curé, vous savez celle qui se laisse régulièrement mettre par Monsieur l'Evêque quand il rend visite à c'pédé d'curé de mes deux...

- Ho ! Ca oui alors, il faut dire que Monseigneur rend souvent visite à Monsieur le curé depuis que ce dernier a changé de bonniche. Cependant mon bon Torchecul, vous préférez que je vous la serve en rondelle ou en nature votre andouille ?

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.