lundi 14 février 2011

163 - Lettre à une effarouchée

Mademoiselle,

Demeurez quiète puisque je vous promets de ne point accéder à votre hymen à l'heure où j'accéderai à votre huis. Je ne déchirerai point le voile hyménéal de votre appareil génital qui sépare le vice de la vertu.

Vos tissus épidermiques les plus sacrés demeureront intacts, puisque mon système uro-génital ne sera pas stimulé par les mâles effluves hormonaux saintement contenus dans ma glande hypophyse. Dans mon réseau sanguin fluera un sang pur. Ni depuis les capillaires, ni depuis le système veineux secondaire les flots de globules blancs et rouges ne seront déviés vers mon système phallique afin de l'engager à déposer sur quelques-uns de vos ovules sa féconde vitalité.

Je vous le jure Mademoiselle, je ne souillerai pas votre système salpingien avec mes séminipares débordements, ni la couche supérieure de votre épiderme avec mes dépôts sudoraux.

Je me permettrai juste de mettre en contact la partie la plus sensible de mon réseau nerveux labial contre les terminaisons névralgiques de vos tissus pré-digitaux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

L'auteur présente son blog

Ma photo
Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.