lundi 14 février 2011

121 - Déclaration d'amour

Cher Marquis,

Vous n'ignorez plus les sentiments que je vous porte. Les transports de l'âme souvent rejoignent les fièvres de la chair non pour offenser l'Amour mais au contraire pour le décupler. Ma vertu se résume à la flamme que je vous destine, beau Marquis.

Aimer, n'est-ce point la quête absolue ? Ha ! Marquis, vous dirai-je l'émoi qui m'envahit l'autre jour lorsque dans mon boudoir vous conquîtes mes terres les plus extrêmes ? Pudeur s'inclina face à Volupté : ma modestie s'évanouit devant l'assaut suprême de votre chibre qui me fit l'honneur de sa visite, et toute bouleversée je vous demandai de me le bien mettre jusqu'aux roustons afin qu'il ne faillît point dans son mâle ouvrage.

Et vous Marquis, vous me le logiez avec la science juste des coeurs épris. Vous me foutiez à l'endroit, à l'envers. Votre gros braquemart allait, venait, s'attardait, avec rage me sondait. Alors vos roubignoles en dedans de moi se dégorgeaient, et je trouvais l'hommage digne d'un hyménée contracté devant le prêtre... Mes sentiments à votre endroit n'en furent que plus sincères, Marquis.

Aussi, moi Mademoiselle de la Virtus, fille de l'Archiduc du même nom, je vous demande de m'épouser en grande pompes afin que je puisse chaque soir retrouver l'objet de tous mes transports dans une matrimoniale légitimité, et qu'ainsi sous l'alcôve votre énorme porte-couilles me saille avec la bénédiction de l'abbé qui nous aura passé l'anneau.

Marquis, vous considèrerez avec gravité ma flamme. Une jeune fille honnête ose en toutes lettres vous ouvrir son coeur, après vous avoir ouvert ses plus profonds trous-à-foutre. J'espère qu'après avoir purgé le contenu de vos roupettes au fond de mes femelles béances, après avoir fouillé de fond en comble mon séant, exploré avec fureur mes foutrailleuses entrailles utérines, enfin après m'avoir prise à l'endroit, à l'envers, vous daignerez prendre ma main.

Je n'oublierai jamais l'hommage de votre braquecouilles au fond de mes féminins autels. Je vous aime Marquis. En attendant votre réponse permettez que je baise avec décence le voile virginal de l'Amour encore tendu entre nous. Le mariage seul le pourra déchirer.

Mademoiselle de la Virtus

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Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces textes immodestes, cruels, rarement tendres (parfois), mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales de la Saint-Valentin habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. Découvrons sans tarder cette riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. Parmi ces textes divertissants je me suis également permis d'insérer mes réflexions pleines de saine lucidité quant aux rapports des sexes dans notre société de mensonges et de mollesse amoureuses.